jeudi 8 mars 2007

West Side vs East Coast

On a souvent l’impression que les gens qui sont à l’autre bout du monde sont totalement déconnectés de l’actualité française… Eh bien pas tant que ça ! Singapour c'est bel et bien « your home away from home » (slogan préféré des guesthouses d’ici comme d’ailleurs j’imagine… un peu comme les restaurants « l’abri côtier » en bord de mer ou les coiffeurs « inven’tif » ou « imagin’hair » !)… de fait grâce à Internet je passe des nuits au téléphone gratuitement, je regarde le 20h de mon ami Pujadas, j’écoute le 7-9h de France Inter en plein milieu de l’aprèm et je peux suivre en direct l’élimination de Lyon en Coupe d’Europe entre 3h45 et 5h30 du mat’…une expérience à vivre (quoi que...)!
Il m’est souvent plus difficile de savoir ce qui se passe à l’autre bout de l’île, chez mes camarades et néanmoins rivaux d’East-Coast (moi je suis plutôt West side… « en Malaisie » disent les moqueurs) que de connaître heure par heure l’emploi du temps de Sarkozy, c’est dire !

Pour vous faire rêver, une petite image d’East coast justement, l’autre plage de Singapour (après Sentosa): une vraie carte postale avec son bleu lagon et son horizon infini!
Ma prochaine bafouille parlera sans doute de Malaisie…je pars en week-end !

dimanche 4 mars 2007

Wet as a fish

Qui a déjà vécu la douloureuse expérience d’être poussé à l’eau tout habillé, avant même d’avoir eu le temps de vider ses poches de son portefeuille, son téléphone portable, ses clés, éventuellement son paquet de cigarettes et la carte de fidélité de son coiffeur, comprendra mieux que d’autres l’objet de ce post.
La merveille de Singapour, c’est que même quand le quotidien semble sombrer dans l’habitude (métro McDo dodo), il y a toujours des petites choses pour nous rappeler l’exotisme de la région. Quand ce ne sont pas les multiples petits lézards transparents qui cavalent sur le carrelage de la cuisine ou encore un singe en liberté sur un arrêt de bus, c’est une bonne grosse pluie équatoriale (un bloggeur frisé rappelait récemment que nous étions ici à 1° 17′N 103° 51′E ) qui mouille bien.
Ayant trouvé un vélo, je me suis décidé à reprendre ici mes bonnes vieilles habitudes de déplacement sportif, distrayant et économique (je n’évoque pas les raisons écologiques, je n'y crois pas assez!) Malheureusement ici ce n'est pas comme à Paris ou à Grenoble, en dix minutes le ciel peut passer de tout bleu à tout noir…et le cycliste de tout sec à tout mouillé. Vendredi en rentrant chez moi après une expédition à l’ambassade du Vietnam pour un visa, j’avais l’impression de sortir de la piscine, tout habillé… mon passeport, mon portefeuille, mon téléphone et mes chaussures (je ne fume toujours pas et n’ai pas encore trouvé de coiffeur ici) ont eu la même impression... mais eux ont décidé de prendre leur temps pour sécher!

dimanche 25 février 2007

Bonne année du cochon, vive la Chine et les nippons!


Le fait qu’aujourd’hui personne ne puisse plus ignorer quand a lieu le nouvel an chinois n’est qu’un exemple parmi d’autres du poids de la Chine dans le monde. A Singapour, où la population compte 75% de Chinois autant dire que cette fête fait du bruit. Au sens propre, comme au figuré d’ailleurs… depuis une semaine des chars, décorés comme ceux de la CGT entre Bastille et Nation, sillonnent les rues en tambourinant, frappant des cymbales, klaxonnant... le bruit chasse les mauvais esprits parait-il.
Hier soir sur Orchard Road, je me suis fais nippon pour quelques heures, appareil photo autour du cou, doigt sur la détente… et j’ai shooté, et j’ai shooté, et j’ai shooté : c’était Chingay (mot qui viendrait du malais et qui signifie littéralement « l’art du costume et de la mascarade », rien à voir avec une quelconque organisation homosexuelle chinoise), une très belle parade vivante et colorée à faire pâlir les chars… de la Gaypride justement !

mardi 20 février 2007

Repellent

cliquer sur l'image pour voir l'album complet
A lire la rubrique « Conseils aux voyageurs » du Ministère des Affaires étrangères concernant la Thaïlande, on se dit que c’est vraiment un miracle d’en revenir entier. A chaque étape de notre voyage nous étions potentiellement en danger de mort : affrontements avec l’armée birmane dans la province de Chiang Mai (3 jours de visites), plusieurs cas de grippe aviaire sur des canards à proximité de Sukhotai (2jours) et explosions de bombes en début d’année dans la région de Bangkok (4jours). J’entends d’ici votre sifflement d’admiration (pfuit ! quel téméraire, il n’a peur de rien !) ou d’exaspération (quel inconscient !).
Eh bien non, je n’ai eu peur de rien en Thaïlande sauf… du palu ! Bon je sais, je sais dans le Lonely Planet ils disent qu’il n’y existe presque plus, néanmoins, quand on a les moyens de s’acheter de jolis petits souvenirs, c’est dommage de se contenter de rapporter de ses vacances un petit paludisme, ça fait un peu cheap non ? Le meilleur ami de l’homme cette semaine, ce n’était pas le chien errant rongé par la vermine qui zone dans toutes les rues de Thaïlande, c’était le spray de repellent anti mosquitos. On vit avec, on dort avec, on s’en douche matin, midi, soir et re-soir tellement on aime ça !
Hep ! hep ! hep ! pas si vite, on ne commence pas à avoir peur de partir en Thaïlande pour ses vacances de Pâques ; honnêtement ces ablutions de produit chimique, c’était plus pour se rassurer qu’autre chose ! La Thaïlande c’est pas vraiment un pays pour stresser, y’a p’têt encore plus de cool, de bab et autres peuplades de touristes du genre que de Wat (temples) bouddhistes (et pourtant, Bouddha sait si on en a bouffé du Wat !)… et les Thaï sont vraiment sympathiques, souriants et prêts à rendre service… Cependant attention, à Bangkok certains vous proposeront sans ciller des ping pong show, des candle, bottle, banana…show – je ne rentre pas dans les détails afin que ce site reste autorisé aux moins de 18ans – c’est contre eux et leur business qu’il faudrait utiliser du repellent !

jeudi 8 février 2007

Ville la nuit

Le titre de ce post en fera sourire certains... vais-je finir par intituler ambitieusement ce blog Connaissance de l'Est? je pense pourtant que Singapour ne ressemble plus tellement à ce que Claudel a pu voir ici quand il était dans la région.
Les gratte-ciel de Singapour ne sont pas aussi impressionnants qu'on le croit bien souvent depuis Paris, seulement ils sont bien plus nombreux. Ce matin je terminais mon exam de market dans l'amphi de l'ESSEC, au 13è étage et, laissant mon esprit divaguer sur les baies vitrées de la National Library, je commençais à ressentir le blues du businessman: de mon bureau en haut d'une tour, je pouvais voir la ville à l'envers et contempler mon univers... demain matin à 6h je reprends l'avion pour une semaine en Thaïlande. D'aucuns penseront "il passe la moitié de sa vie en l'air entre Bangkok et Singapour"...

dimanche 4 février 2007

Sentosa, sea, sex, sun...en carton!

Comme le lecteur assidu l'aura noté, je n'ai pas encore parlé de la mer... c'est que je ne l'avais pas encore vue! C'est chose faite, je peux désormais confirmer que Singapour est bien au bord de l'eau et que c'est bien un PORT INDUSTRIEL! (Nouveauté: cliquer sur la photo pour voir l'album!)

Mais bon, pour contenter le touriste en escale ou l'expat en manque d'Ibiza, il a bien fallu faire des plages et c'est devenu Sentosa, une île-parc-d'attraction avec de belles plages de sable fin, de beaux palmiers faussement courbés par le vent et de beaux gros rochers... en polystyrène! Bon, je ne vais pas être bégueule, c'est vrai que ça fait plaisir et ça ne mange pas de pain une petite aprem à la plage loin des gratte-ciel et du bruit des voitures...mais j'attends quand même avec impatience de voir les plages de Malaisie!

J'ai aussi testé le Café del Mar qui vient juste d'ouvrir à Sentosa. Ambiance lounge sur la plage en plein air : une sono electro, un bar les pieds dans la piscine où sont scellés les tabourets et tout autour, dans le sable, non pas de vulgaires tables avec chaises et parasol, mais des lits doubles avec matelas moelleux et coussins, histoire de s'affaler à la romaine en sirotant des cocktails!

J'ai presque honte de dire que hier soir, grâce à l'ESSEC, j'étais au bord de la plage dans une piscine en train de me siffler un Mojito peinard en bougeant mon petit corps squelettique sur de la musique electro... ce serait faire injure à ceux qui ont choisi de suivre Marketing Management... à Cergy!

Thaipusam

Quand l'on se promène dans certains quartiers de Paris, on croit parfois avoir changé de pays... le promeneur qui est déjà allé s'aventurer au-delà de la Place d'Italie dans le quartier chinois, ou celui qui a flâné autour de la rue Montgallet dans le quartier des aficionados de l'informatique ne me contredira pas.
A Singapour les choses sont encore plus flagrantes. Depuis mon arrivée j'ai pu, d'un quartier à l'autre, visiter la Chine, la Malaisie, l'Inde, le monde musulman... sans sortir du centre ville !
Cette semaine était célébrée la fête hindoue Thaipusam. Selon mon informateur préféré Google, il s'agit d'une fête en l'honneur de Murgan, fils du dieu Shiva et de Parvathi, dont la mission était de vaincre les armées de démons qui affligent le monde de toutes sortes de souffrances... le lecteur que ça intéresse pourra trouver plus d'informations sur le net. Pendant 24h, dans le quartier Little India des processions sont organisées, lors desquelles certains fidèles se percent les joues ou la langue de tiges de fer, s'accrochent des hameçons dans le dos ou suivent la procession en marchant sur des semelles de clous...pour demander une faveur future à Murgan, le remercier pour un voeu déjà réalisé ou encore se repentir de fautes passées.
Le spectacle est assez impressionnant, ce n'est pas sanguinolent, mais on ne peut s'empêcher de souffrir pour eux... c'est un sens de la dévotion assez extraordinaire!
Au final, c’est une fête très colorée et chaleureuse, les participants étant très accueillants envers les touristes interloqués que nous étions!