dimanche 25 février 2007

Bonne année du cochon, vive la Chine et les nippons!


Le fait qu’aujourd’hui personne ne puisse plus ignorer quand a lieu le nouvel an chinois n’est qu’un exemple parmi d’autres du poids de la Chine dans le monde. A Singapour, où la population compte 75% de Chinois autant dire que cette fête fait du bruit. Au sens propre, comme au figuré d’ailleurs… depuis une semaine des chars, décorés comme ceux de la CGT entre Bastille et Nation, sillonnent les rues en tambourinant, frappant des cymbales, klaxonnant... le bruit chasse les mauvais esprits parait-il.
Hier soir sur Orchard Road, je me suis fais nippon pour quelques heures, appareil photo autour du cou, doigt sur la détente… et j’ai shooté, et j’ai shooté, et j’ai shooté : c’était Chingay (mot qui viendrait du malais et qui signifie littéralement « l’art du costume et de la mascarade », rien à voir avec une quelconque organisation homosexuelle chinoise), une très belle parade vivante et colorée à faire pâlir les chars… de la Gaypride justement !

mardi 20 février 2007

Repellent

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A lire la rubrique « Conseils aux voyageurs » du Ministère des Affaires étrangères concernant la Thaïlande, on se dit que c’est vraiment un miracle d’en revenir entier. A chaque étape de notre voyage nous étions potentiellement en danger de mort : affrontements avec l’armée birmane dans la province de Chiang Mai (3 jours de visites), plusieurs cas de grippe aviaire sur des canards à proximité de Sukhotai (2jours) et explosions de bombes en début d’année dans la région de Bangkok (4jours). J’entends d’ici votre sifflement d’admiration (pfuit ! quel téméraire, il n’a peur de rien !) ou d’exaspération (quel inconscient !).
Eh bien non, je n’ai eu peur de rien en Thaïlande sauf… du palu ! Bon je sais, je sais dans le Lonely Planet ils disent qu’il n’y existe presque plus, néanmoins, quand on a les moyens de s’acheter de jolis petits souvenirs, c’est dommage de se contenter de rapporter de ses vacances un petit paludisme, ça fait un peu cheap non ? Le meilleur ami de l’homme cette semaine, ce n’était pas le chien errant rongé par la vermine qui zone dans toutes les rues de Thaïlande, c’était le spray de repellent anti mosquitos. On vit avec, on dort avec, on s’en douche matin, midi, soir et re-soir tellement on aime ça !
Hep ! hep ! hep ! pas si vite, on ne commence pas à avoir peur de partir en Thaïlande pour ses vacances de Pâques ; honnêtement ces ablutions de produit chimique, c’était plus pour se rassurer qu’autre chose ! La Thaïlande c’est pas vraiment un pays pour stresser, y’a p’têt encore plus de cool, de bab et autres peuplades de touristes du genre que de Wat (temples) bouddhistes (et pourtant, Bouddha sait si on en a bouffé du Wat !)… et les Thaï sont vraiment sympathiques, souriants et prêts à rendre service… Cependant attention, à Bangkok certains vous proposeront sans ciller des ping pong show, des candle, bottle, banana…show – je ne rentre pas dans les détails afin que ce site reste autorisé aux moins de 18ans – c’est contre eux et leur business qu’il faudrait utiliser du repellent !

jeudi 8 février 2007

Ville la nuit

Le titre de ce post en fera sourire certains... vais-je finir par intituler ambitieusement ce blog Connaissance de l'Est? je pense pourtant que Singapour ne ressemble plus tellement à ce que Claudel a pu voir ici quand il était dans la région.
Les gratte-ciel de Singapour ne sont pas aussi impressionnants qu'on le croit bien souvent depuis Paris, seulement ils sont bien plus nombreux. Ce matin je terminais mon exam de market dans l'amphi de l'ESSEC, au 13è étage et, laissant mon esprit divaguer sur les baies vitrées de la National Library, je commençais à ressentir le blues du businessman: de mon bureau en haut d'une tour, je pouvais voir la ville à l'envers et contempler mon univers... demain matin à 6h je reprends l'avion pour une semaine en Thaïlande. D'aucuns penseront "il passe la moitié de sa vie en l'air entre Bangkok et Singapour"...

dimanche 4 février 2007

Sentosa, sea, sex, sun...en carton!

Comme le lecteur assidu l'aura noté, je n'ai pas encore parlé de la mer... c'est que je ne l'avais pas encore vue! C'est chose faite, je peux désormais confirmer que Singapour est bien au bord de l'eau et que c'est bien un PORT INDUSTRIEL! (Nouveauté: cliquer sur la photo pour voir l'album!)

Mais bon, pour contenter le touriste en escale ou l'expat en manque d'Ibiza, il a bien fallu faire des plages et c'est devenu Sentosa, une île-parc-d'attraction avec de belles plages de sable fin, de beaux palmiers faussement courbés par le vent et de beaux gros rochers... en polystyrène! Bon, je ne vais pas être bégueule, c'est vrai que ça fait plaisir et ça ne mange pas de pain une petite aprem à la plage loin des gratte-ciel et du bruit des voitures...mais j'attends quand même avec impatience de voir les plages de Malaisie!

J'ai aussi testé le Café del Mar qui vient juste d'ouvrir à Sentosa. Ambiance lounge sur la plage en plein air : une sono electro, un bar les pieds dans la piscine où sont scellés les tabourets et tout autour, dans le sable, non pas de vulgaires tables avec chaises et parasol, mais des lits doubles avec matelas moelleux et coussins, histoire de s'affaler à la romaine en sirotant des cocktails!

J'ai presque honte de dire que hier soir, grâce à l'ESSEC, j'étais au bord de la plage dans une piscine en train de me siffler un Mojito peinard en bougeant mon petit corps squelettique sur de la musique electro... ce serait faire injure à ceux qui ont choisi de suivre Marketing Management... à Cergy!

Thaipusam

Quand l'on se promène dans certains quartiers de Paris, on croit parfois avoir changé de pays... le promeneur qui est déjà allé s'aventurer au-delà de la Place d'Italie dans le quartier chinois, ou celui qui a flâné autour de la rue Montgallet dans le quartier des aficionados de l'informatique ne me contredira pas.
A Singapour les choses sont encore plus flagrantes. Depuis mon arrivée j'ai pu, d'un quartier à l'autre, visiter la Chine, la Malaisie, l'Inde, le monde musulman... sans sortir du centre ville !
Cette semaine était célébrée la fête hindoue Thaipusam. Selon mon informateur préféré Google, il s'agit d'une fête en l'honneur de Murgan, fils du dieu Shiva et de Parvathi, dont la mission était de vaincre les armées de démons qui affligent le monde de toutes sortes de souffrances... le lecteur que ça intéresse pourra trouver plus d'informations sur le net. Pendant 24h, dans le quartier Little India des processions sont organisées, lors desquelles certains fidèles se percent les joues ou la langue de tiges de fer, s'accrochent des hameçons dans le dos ou suivent la procession en marchant sur des semelles de clous...pour demander une faveur future à Murgan, le remercier pour un voeu déjà réalisé ou encore se repentir de fautes passées.
Le spectacle est assez impressionnant, ce n'est pas sanguinolent, mais on ne peut s'empêcher de souffrir pour eux... c'est un sens de la dévotion assez extraordinaire!
Au final, c’est une fête très colorée et chaleureuse, les participants étant très accueillants envers les touristes interloqués que nous étions!


mardi 30 janvier 2007

P'tain les mecs, ma masseuse est plus baraque que les vôtres!


Tel a été le cri du coeur de Nicolas (debout en arrière plan) en voyant arriver nos hotesses, c'est vous dire si nous nous apprêtions à passer un moment de détente! Nous ne pouvions passer par Bangkok sans goûter à l'une de ses spécialités les plus renommées, le massage thai dont tous les guides et toutes les rues de la ville font une promotion démesurée. Il était hors de question pour nous de se faire démolir dans un bouiboui crado, de se faire tripoter en plein air ou de se voir proposer des services plus "personnalisés" si vous voyez ce que je veux dire... Nous avons donc opté pour un spa propre, qui sentait bon et precisait explicitement sur ça carte "stricly non-sexual massages"... dommage, diront certains, nous on a dit Banco (pour ne pas dire Bangkok)! Pour 450bath (~10€) on a eu droit à une heure de massage traditionnel thai.
Je ne le connaissais que de légende, je savais qu'il est réputé très physique (non! pas au sens que houellbecq donne à ce mot quand il raconte ses expériences de massages thai), je peux maintenant dire comme un autre avant moi veni, vidi vici! ça commence par les pieds pour finir par le dos. La masseuse utilise aussi bien ses paumes que ses coudes, ses épaules, ses pieds, ses genoux pour tantôt frotter, tantôt faire pression, tantôt tirer sur tout (presque tout! je vous vois venir) ce qu'elle trouve à faire craquer (orteils, doigts, bras, jambes). Pour finir c'est à plat ventre, la masseuse à califourchon sur les jambes, qu'on se sent tiré en arrière par les bras, vraiment sportif! Bref... difficile de s'endormir pendant un massage thai et normalement, quand c'est bien fait... on peut remarcher après!
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lundi 29 janvier 2007

Bangkok!

La semaine a juste repris à Singapour et je me dépêche de raconter ici mon Week-end thailandais: 3 filles et 4 garçons partis à la découverte de la Venise orientale!

Le résident de Singapour, que je deviens un peu plus tous les jours, se trouve un peu surpris quand il arrive à Bangkok. Le premier autochtone qu'il rencontre est le chauffeur de taxi pressant :"where do you go?, cheap, cheap, good price"... tu parles! après d'âpres négociations sur l'intérêt ou non de lancer le "meter"(compteur) au démarrage ou sur la nécessité de prendre ou non l'autoroute, il arrivera peut-être à destination sans se ruiner après avoir fait trois fois le tour de la ville (j'exagère à peine!) Le Singapourien, toujours clean, sera choqué par la saleté de la ville où la misère souvent apparente cottoie sites touristiques et temples refaits à neuf, resorts de luxe et autres buildings de bureaux. Il se demandera quelles sont ces drôles de gens qui rampent avec un bras en moins en tendant une petite corbeille... chose qu'il n'a jamais vue dans son Ile vitrine.
N'étant pas encore trop singapouriens nous-mêmes et, il faut le dire, un peu roots quand même, nous avons jeté notre dévolu sur Big John, une auberge de jeunesse australienne dans les faubourgs de la ville. Pour quelques centaines de Bath (3-4€) on a pu dormir dans un dortoir climatisé avec option matelas-béton (c'est bon pour les abdos?) et douche au goutte à goutte, l'idéal pour nous préparer à vivre Bangkok!
La seule comparaison possible entre Venise et Bangkok est que l'on peut s'y déplacer en barque. Non, on ne s'y promène pas, on s'y déplace, la couleur de l'eau et les paysages urbains ne flattent pas forcément l'oeil du promeneur. Le bateaubus est un moyen de transport en commun très prisé par les bangkokiens (??), très bon marché et très agréable aussi. En revanche, pour son Palais royal, ses beaux temples dorés, son Bouddha alongé, et ses marchés typiques, Bangkok soutient facilement la comparaison face à Venise. Sur les photos que j'ai mises en ligne vous pourrez voir toutes ces merveilles qui flattent l'oeil du touriste et du pélerin bouddhiste...
Mais il ne faudrait pas croire que nous avons fait que des visites: Bangkok c'est aussi l'architecture thai, les tuk-tuk, la cuisine thai, les thailandaises et... le massage traditionnel thailandais! Expérience vue et vécue à suivre au prochain post!
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